Ces livres sont stupéfiants !

Je me suis rendue compte que beaucoup de romans exploitaient l’univers des drogues, soit dans une perspective sexe, drogue, R&R, soit dans des histoires sordides, soit dans un élan créatif. J’ai été bercée par Baudelaire et Rimbaud, la poésie sous opium, la drogue offrant un autre monde aux poètes. Une véritable fascination pour ces écrivains sachant créer autrement sous substances…

Sans compter que ma mère, pour me faire comprendre que les drogues étaient néfastes, m’avait fait lire « l’Herbe Bleue », elle-même l’ayant lu durant son adolescence. (très efficace!)

51X7pMQHH7L._SY344_BO1,204,203,200_ L’herbe bleue est le récit du journal d’une adolescente de 15 ans mal dans sa peau.
Elle vit avec ses parents et son jeune frère et sa petite sœur, son père est professeur et il est muté dans l’université d’une autre ville, toute la famille va déménager.

Nouvelle ville, nouvelle école, elle rencontre Berth, une jeune fille de son age qui devient sa meilleure amie, mais Berth part pendant les vacances et pour ne pas rester seule, elle va chez ses grand parents dans son ancienne ville, elle rencontre d’anciens amis et lors d’une soirée, elle goûte pour la première fois à la drogue, le « LSD ».
Les moments où elle se drogue, elle les appelle de voyages, et, son premier voyage est pour elle une des meilleures choses qui lui soit arrivée, elle se sent si bien, qu’elle n’a qu’une envie recommencer. Pendant ses vacances, elle recommence plusieurs fois, et, elle aimerait essayer d’autres drogues.

De retour chez elle, elle s’éloigne de son amie Berth, se fait de nouveaux amis qui comme elle se drogue, pour se payer de nouvelles sensations elle commence à en vendre.
Avec son amie Chris, elle fugue à San Francisco, là elle travaille dans un magasin, au cours d’une soirée, elle est violée, elle quitte San Francisco et ouvre avec Chris un petit magasin et elle décide de devenir clean, mais sa famille lui manque, elle rentre chez elle, elle ne prend plus rien, mais les jeunes à qui elle avait vendu de la drogue la harcèle, sa copine Chris quitte la ville avec ses parents, seule et sans amie, elle retombe dans la dépendance, elle fait une nouvelle fugue à Denver puis en Oregon.
Pendant cette période, c’est la déchéance complète, elle dort dans les parcs, elle se prostitue pour se payer sa dose, quand elle a des moments de lucidité, elle se sent sale, alors elle décide de parler à un prêtre qui lui conseille d’appeler ses parents.
Une fois de plus, ses parents l’accueillent sans aucun reproche, elle décide de reprendre sa vie en main, d’avoir une nouvelle chance de se reconstruire, se sera le deuxième cahier de son journal.
Avec le deuxième cahier du journal, débute sa nouvelle vie, retourner à l’école, plus de drogue, plus de médicament, elle se sent forte entourée de sa famille et elle a un vrai ami, Joël un étudiant avec qui elle se sent bien, mais ce n’est pas facile, les autres jeunes ne l’aident pas, ils la harcèlent, la menacent, mais elle tient bon, cette fois elle ne veut plus rien prendre.
Un soir, alors qu’elle fait du baby-sitter, Jan une jeune droguée vient la trouver pour la remplacer car elle est en manque et doit trouver une dose, pour ne pas effrayer l’enfant qu’on lui a confié, elle téléphone à ses parents, et un nouvelle fois elle s’attire la rancœur de son ancien groupe et pour eux elle devient une « balance ».
Sa vie continue, bien chez elle, mal à l’extérieur et à l’école, mais elle tient toujours bon.
Un autre événement perturbe encore sa vie, ses grands-parents qui la soutenaient depuis toujours décèdent un après l’autre, et elle surmonte difficilement ce double deuil, mais son désire de faire quelque chose de bien de sa vie est toujours le plus fort.
Un jour, tout bascule de nouveau, elle va aider une de ses voisines qui s’est cassée la jambe, elle doit surveiller le bébé et faire la cuisine, tout se passe bien et puis, le vide…
Elle se réveille à l’hôpital mal en point, droguée à son insu par de la drogue mise sur un bonbon, elle a fait un très mauvais voyage, elle est blessée aux mains, à la tête, mais plus grave encore, ses anciens amis ont enfin trouvé le moyen de se venger, ils l’accusent de vendre de la drogue, alors sur une décisions de la justice, elle est enfermée dans un hôpital psychiatrique pour être soignée.
A l’hôpital, elle suit des séances de thérapie, elle écoute beaucoup le jeunes qui sont avec elle, elle parle à son médecin, elle est soutenu par ses parents qui décident de prouver qu’elle na rien vendu, et par son ami Joël qui lui écrit de longue lettre de soutien.
Enfin, son père parvient à faire signer une lettre aux jeunes qui l’accusent qui prouve qu’ils ont menti et elle rentre chez elle entourée par les siens, elle se refait de nouveaux amis qui n’ont aucun lien avec son passé, et encore une fois, elle essaie d’aller mieux.
Pour remercier son père, elle lui prépare avec son frère et sa sœur une fête d’anniversaire sans savoir que sa famille lui réserve une surprise pour le sien qui a lieu le lendemain, même son ami Joël est là.
C’est le plus bel anniversaire de sa vie, elle est certaine que tous ses malheurs sont derrière elle, cette fois c’est vraiment fini.
Le 21 septembre, lendemain de son anniversaire, elle décide de confier pour la dernière fois ses impressions à son journal, son bonheur de vivre, elle le termine en lui disant « salut, à bientôt… »

 

Complètement différent mais tout aussi prenant, le roman de Melvin Burgess « Junk » :

9782070396924 « Un père violent; une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le, suit par défi, par goût de l’aventure aussi.
Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri? Squatter, fumer.. . Très vite ils sont pris dans l’engrenage de la drogue. La première dose d’héroïne les précipite dans une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont pas encore conscients.
Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire. »

Un mélange d’émotions et de sentiments à la lecture, ce récit à double voix nous intrigue, nous échappe et nous fait détester les personnages pourtant « attachants ». On oscille sans cesse entre le dégoût et la bienveillance. On entre à l’intérieur des vagues de la drogue, la montée puis la descente, la montée, la descente, l’enfer. Un roman « prévention », bien plus efficace qu’une campagne publicitaire ! Clairement, on ne souhaite pas se retrouver à la place des personnages !

 

Je ne vous ai pas encore parlé de ce livre, vraiment touchant et original : « Silence » de Benoît Séverac.

silence  » « Vous êtes au service ORL de l’hôpital Purpan de Toulouse. » Une autre page. L’écriture était grosse afin qu’il puisse lire plus facilement; ils savaient qu’il aurait du mal à rester concentré: « Vous avez subi un traumatisme acoustique grave. Vous êtes resté dans le coma pendant plusieurs jours. Vous avez perdu l’audition. »

Jules revient peu à peu à lui dans la chambre d’hôpital où il est soigné. Il n’entend plus. Les vertiges et les maux de tête qu’il ressent l’empêchent de réaliser tout ce que cela implique. Il se souvient d’avoir avalé deux cachets d’ecstasy coup sur coup pour impressionner une fille. Après, plus rien. Il n’a pas la moindre idée de ce qui lui est arrivé.  »

Vraiment surprenant ! L’histoire commence par les conséquences avant d’expliquer les causes du drame. Comment a t-il pu se retrouver dans un tel état après la prise de drogues?

 

Dans un genre complètement différent, on retrouve la série de romans « La chute » de Twiny.B :

Lachute1 « Prune Linan, vingt-sept ans, n’est pas une jeune femme au mode de vie conventionnel.
Écorchée par un drame familial, alcool, sexe, drogue et rock’n’roll rythment ses journées.
Qui pourrait la sauver de ses travers si ce n’est le mystérieux Adam Reed, rencontré lors d’une soirée branchée ?
Prune découvre que le brun tatoué n’est nul autre que le leader du célèbre groupe The Rebels.
Le chanteur réussira-t-il à apprivoiser la jolie blonde ? Prune parviendra-t-elle enfin à ouvrir son coeur ? »

Prune est anticonformiste, elle se sent intouchable, abuse des drogues, du sexe, de la vie ! L’histoire n’est pas basée sur l’univers des drogues, comme dans les romans précédents mais elles marquent et signent le caractère et la vie de l’héroïne. L’écriture est en adéquation avec la déchéance, la soif de vie et de destruction, la rapidité, l’intensité. Les sentiments sont bruts, l’écriture l’est également. On suit, à bout de souffle, la vie de Prune. Je ne suis pas adepte des mots vulgaires en littérature car souvent ça détruit, ça casse la beauté des phrases. C’est le style de l’auteure et il faut bien l’avouer, le caractère de l’héroïne se retrouve dans l’écriture de Twiny.B !

 

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