Le syndrome Orelsan

Et si Orelsan était une femme ?

J’ai 28 ans et j’habite à Caen, facile pour le commencement. Évidemment, je suis admirative d’Orelsan, enfin un artiste qui vient de Caen et qui ASSUME. Bref, je suis une « Orelsanne » moi, je procrastine et j’aime ça. J’écris souvent dans l’urgence, je fais tout au dernier moment et j’attends. Oui, il fait apparaître sa grand-mère dans son clip, elle chante même ! Il s’en fout, il fait ce qu’il veut sans stratégie marketing. Du génie. L’art de la simplicité et du vrai, une vraie bouffée d’oxygène. 

Le syndrome Orelsan, je l’ai, cette volonté de rester simple, de s’écouter, de rester soi-même, de douter et d’attendre. Ça peut paraître facile mais la pression nous pousse souvent à changer, à rentrer dans le moule, à devenir superficiels. Orelsan aurait pu choisir de faire du Maître Gim’s, il a choisi de rester lui, quitte à choquer ou à mettre des années à percer. En tant que caennaise, je le suivais depuis longtemps, bien avant ses succès, je savais qu’il percerait mais son naturel semblait jouer contre lui. Aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que c’est un artiste, un vrai et que sa simplicité lui a ouvert toutes les portes.

Et Gringe… Avoir propulsé son ami et le mettre autant en avant. Encore une fois, il a fait ce qu’il a voulu et encore une fois, le succès est au rendez-vous.

Après toutes les polémiques autour de ses premières chansons, injustifiées selon moi, c’est un juste retour des choses, il a la reconnaissance qu’il mérite aujourd’hui.

Beaucoup ont découvert Orelsan et Gringe avec « Bloqués » sur Canal +. C’était osé de proposer un tel programme mais c’est une réussite. Je termine mon article car j’ai la flemme…

Pour notre génération et la future, merci.

#jesuisunefemmejesuisorelsan

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