Ceci n’est pas un livre, c’est un état d’esprit : « Sur la route » de Jack Kerouac

Sur-la-route« Rappelle moi le jour et l’année, rappelle moi le temps qu’il faisait et si j’ai oublié, tu peux me secouer… »

Dans cette chronique, vous allez vous accrocher avec moi à MON livre, « Sur la route » de Jack Kerouac. Par où commencer…

J’ai longtemps traîné ce roman avec moi, il ne ressemble plus à rien, il est devenu illisible. Faut-il aimer la vie ou la regarder juste passer?

Quand j’offre ce livre à quelqu’un, c’est un morceau de moi que j’offre et une façon de dire  » Tu es exceptionnel, je suis juste heureuse que tu sois dans ma vie « . Certains êtres vous frôlent et vous savez qu’ils ne sont pas là pour rien, qu’ils auront un rôle à jouer. Pour ma part, la personne à qui j’ai offert ce livre était tellement exceptionnelle qu’elle sera le sujet de mon second roman (en cours d’écriture).

A vrai dire, écrire sur ce roman est pour moi très difficile tellement il renvoie à des sentiments extrêmes.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire puisque ce n’est pas ce qui vous fera aimer ce livre, si vous vous accrochez à l’histoire, vous passerez à côté de l’essentiel.

« Mais alors ils s’en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l’ai fait toute ma vie derrière les gens qui m’intéressent, parce que les seules personnes qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d’être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait: « Aaaah! »

« Sur la route » c’est un instant, une parenthèse où tout est possible. Vous avez ensuite le choix de la refermer ou non. Jack Kerouac a écrit ce roman comme une sorte d’initiation au n’importe quoi. Faire des choses qui ne servent à rien juste pour ressentir, pour vivre, voilà ce que nous propose l’écrivain. Pour se trouver, il faut se chercher.

Certaines personnes n’ont pas forcément un lien fort avec vous, elles vous tournent autour, elles sont inaccessibles, vous êtes inaccessibles, pourtant un lien se tisse et il peut tout changer. Pas la peine de vivre avec elles, de les côtoyer, elles vous changent, s’insinuent en vous, définitivement.

La folie d’un instant, le bonheur d’un rien, la fascination pour un détail, vous voilà « Sur la route ».

 

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